La méthode explicative parallèle

 

 

A. L'enseignant et l'étudiant

 

  • Enseignant et étudiant doivent toujours être en parallèle et ne pas diverger. L'enseignant n'est pas supérieur à l'étudiant ! Pour chaque étudiant, l'enseignant va entamer une relation particulière pour être en parallèle avec son étudiant. Pour ceci, il doit absolument connaître l'étudiant et collectionner un maximum de détails possibles

C'est l'enseignant qui doit s'adapter à son étudiant et non le contraire !

Le mot der Tisch va devenir den Tisch à l'accusatif est un fait qui est pareil pour tout le monde. Mais ce qui diffère est le "comment je vais le dire".

Puisque chaque étudiant est différent, il faut établir le profil de chacun avant de commencer les cours. Ceci va aider l'enseignant dans le choix de son comportement et de ses explications (termes utilisés, vitesse de l'avancement, comportement vis-à-vis de l'étudiant…)

 

  • Quel est son âge ?
  • Quel est son milieu socioculturel ou professionnel ?
  • Quel est son caractère ? Vif, lent, impulsif, introverti…
  • Quel est le motif pour prendre un cours ? Volontaire, contraint par les parents, contrainte professionnelle…
  • Pour un élève scolarisé il est intéressant de connaître les notes des autres matières. Être un bon élève en mathématiques peut être un avantage pour mieux comprendre les déclinaisons, par exemple.

Un élève qui a de mauvaises notes en général, aura plus de mal à apprendre l'allemand. Il faut donc s'y prendre beaucoup plus délicatement.

 

  • Cours de groupe

Pour un cours de groupe, il faut établir un profil groupe qui n'a plus rien à voir avec le profil individuel. Il s'agit ici de créer une dynamique de groupe. On doit tout d'abord trouver la ou les personne(s) qui sont les meneur(s). Il faut "gagner" le meneur pour que le reste du groupe suive. Entreprise difficile mais il y a des moyens pour y arriver :

  • lui donner de l'assurance en particulier pour gagner sa confiance
  • montrer que l'on est "de son côté" et non l'adversaire (côté jovial)

Dans un groupe, il faut donner à tout le monde le sentiment que l'on s'occupe de chacun d'entre eux - presque individuellement. Il est recommandé de connaître les noms de chacun - de préférence, le prénom. Il faut accepter un groupe sans apriori et ne jamais montrer devant les autres que quelqu'un est meilleur ou moins bon dans ce groupe.  

Dernière petite astuce pour unir le groupe sont les jeux (quiz) ou des blagues. Deviner une réponse en groupe ou rire en groupe est un merveilleux outil pour souder un groupe.

 

B. La méthode

 

  • La méthode globale ne marche pas pour commencer l'apprentissage de l'allemand !

En revanche, c'est tout à fait possible pour des langues comme de l'anglais où il n'y a pas les contraintes des déclinaisons ou de syntaxe. Voyons un exemple en anglais et en allemand :

 

This is the table. I can see the table. The glass is on the table.

Das ist der Tisch. Ich sehe den Tisch. Das Glas ist auf dem Tisch.

 

L'article der en allemand change à chaque fois. Un des deux grands dangers que je vois dans la méthode globale est le fait que l'on répète des constructions sans savoir pourquoi et on sera par la suite incapable de faire ces constructions soi-même. L'autre danger consiste dans le fait que l'on s'habitue aux fautes que l'on fait "naturellement" au début. Si j'utilise der Tisch dans les trois phrases, c'est tout simplement faux - et dans certains cas, cela peut même entraîner des contresens !   

 

  • Il faut expliquer avant d'appliquer pour connaître le pourquoi

"Pourquoi est-ce que je dis ceci ?" Le processus passe par la synthèse et non par l'imitation.

  • Commencer par la plus petite unité der, die, das  et par la suite apporter les autres éléments pièce par pièce. Ne pas se disperser ! C'est comme construire une maison. D'abord les bases et peu à peu on met une pierre sur l'autre. 
  • Systématiquement revenir sur les acquis car il y a toujours une phase de "démémorisation" plus ou mouns imprtante selon le profil de l'étudiant - on oublie tout simplement !
  • Ne pas avoir peur de faire traduire des phrases. Chaque apprentissage d'une langue passe au début naturellement par une traduction. En plus ceci peut aider l'étudiant pour se sentir plus à l'aise et c'est aussi un contrôle pour l'enseignant pour savoir si tout a été compris.

Par la suite, on va se détacher de cette phase de traduction pour faire parler l'étudiant (jeux questions/réponses) pour que parler librement devienne un automatisme.

 

Wolfgang HAMMEL, Professeur d'allemand

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